Quelles sont ces 5 nouvelles technologies qui améliorent la sécurité des drones ?

Plus tôt ce mois, la secrétaire aux transports des États-Unis, Elaine Chao, s’est adressée au Conseil de recherches sur les transports. Elle a évoqué un certain nombre de nouvelles initiatives touchant directement à l’industrie du drone. Entre autres, elle a proposé une nouvelle réglementation qui pourrait donner l’autorisation aux drones d’effectuer des vols de nuit et au-dessus des gens. La secrétaire aux transports a néanmoins apporté quelques précisions. Afin que ces vols soient pleinement autorisés, le vol de nuit nécessitera des feux anticollisions et une formation supplémentaire.

La déclaration d’Elaine Chao intervient au moment où une controverse autour des drones fait rage. En effet, certains témoignages affirment que des vols à l’aéroport international de Newark Liberty, dans le New Jersey ont été perturbés par des quadricoptères. Toutefois, tout comme pour un événement similaire ayant eu lieu à Londres, ces observations manquent de crédibilité. Ils semblent se tromper sur l’identité des appareils ayant réellement perturbé les vols en question.

Avec l’intérêt grandissant du grand public pour les quadricoptères, les vols que peuvent accomplir ces derniers sont de plus en plus complexes . Il est temps d’examiner certaines technologies utilisées dans les drones optimisant la sécurité des opérations qu’ils peuvent être amenés à effectuer.

Les parachutes

Les parachutes sont utilisés dans le monde de l’aviation depuis plusieurs décennies maintenant. Le concept est relativement simple et sa résistance à l’épreuve du temps montre toute son efficacité. La sécurité du pilote étant prioritaire, les parachutes équipent directement les sièges éjectables. Ils s’enclenchent en cas d’extrême urgence.

De ce fait, ce n’est pas si étonnant que les drones commerciaux utilisent cette technologie vieille comme le monde. Dans le cas des quadricoptères, l’accent est beaucoup plus porté sur la sécurité de l’appareil, la protection des structures urbaines, ainsi que sur la préservation éventuelle de précieuses charges hissées par le drone.

Récemment, deux sociétés ont fait en sorte de propulser les parachutes dans les drones commerciaux. À commencer par Airobotics qui a obtenu l’autorisation de la FAA lui permettant d’effectuer des vols BVLOS (dans des zones peuplées, au-dessus des personnes). A la conditions que leurs appareils volants soient équipés du système de protection ParaZero.

De l’autre côté, le leader mondial DJI et la société Indemnis ont affirmé que le système de parachute Nexus du drone Inspire 2 avait été annoncé comme étant conforme à la nouvelle norme internationale relative aux parachutes de drones. L’information a été officiellement confirmée après des essais effectués en décembre.

Le géo-repérage

La technologie du géo-repérage ne date pas d’hier. En effet, DJI avait présenté son système de géo-repérage pour la première fois en 2015. Depuis, plusieurs fabricants de drones ont équipé leurs drones de cette technologie.

La technologie du géo-repérage permet, entre autres, de créer des barrières virtuelles basées sur la localisation. Empêchant ainsi les drones de décoller/voler dans des zones interdites ou sensibles. On fait notamment référence aux aéroports ou au-dessus d’événements attirant des foules importantes. Par exemple les festivals ou autres compétitions sportives.

Une technologie mise au point avec les organes de régulation

Cette technologie fonctionne conjointement avec la LAANC dont la mission est de donner les autorisations aux drones de voler au-dessus de zones sensibles. Ainsi, chaque drone équipé de la technologie du géo-repérage utilise la base de données de la LAANC. Le drone peut ainsi connaître les zones où il est autorisé à voler ou pas.

En réalité, le géo-repérage utilise le numéro ID des drones pour fonctionner. Ce sont ces petits logiciels que les constructeurs intègrent à leurs appareils leur permettant de diffuser en temps réel les informations d’identification du drone et du pilote. Ainsi, on responsabilise les pilotes sur ce qu’ils font avec leurs drones.

Le système de géo-repérage de DJI régulièrement mis à jour n’a cessé d’être amélioré depuis sa création. L’année dernière, le leader de Shinzen a ajouté plusieurs fonctionnalités permettant aux opérateurs commerciaux d’effectuer leurs vols plus facilement dans les zones sensibles.

Pour le reste, les entreprises Yuneec et le français Parrot proposent également des outils de géo-repérage dans leurs appareils volants. Ces entreprises appliquent les restrictions existantes dans les zones d’interdiction de vol. Des restrictions qu’elles peuvent ajuster en fonction du pilote. Par exemple pour les pilotes débutants qui veulent s’assurer que leurs drones n’aillent pas trop loin.

Vision par ordinateur

Une autre technologie a considérablement renforcé la sécurité des opérations effectuées par les drones : la vision par ordinateur. Cet outillage se base sur l’intelligence artificielle essentiellement. Elle permet à des sociétés telles que Movidius, DJI, Intel ou encore Skydio, de fournir à leurs drones une conscience visuelle. Celle-ci leur permettant d’éviter les obstacles et dans certains cas, de les contourner tout simplement.

Les premiers grands systèmes permettant d’éviter les obstacles sont apparus en 2016. Notamment avec le lancement du DJI Phantom 4 et du Yuneec Typhoon H, qui utilisent la technologie RealSense. Depuis, les constructeurs ont parcouru bien du chemin. Aboutissant à la conception du drone Skydio R1 particulièrement bien optimisé pour cette technologie.

Sans cette capacité à repérer les obstacles, il est clair que des accidents liés aux drones seraient beaucoup plus fréquents. Il est tout aussi évident que sans cette technologie, les drones n’auraient pas été aussi largement diffusés sur le marché grand public.

En effet, aussitôt que vous enlevez le pilote de l’équation, la vision par ordinateur devient un élément indispensable. C’est pour cette raison que le développement de cette technologie est au cœur de toute conception des futurs drones. Des drones qui effectuent des tâches de plus en plus complexes. Par exemple des tâches de livraison ou de transport comme les futurs drones taxis.

L’éclairage

Un autre élément souvent sous-estimé par les constructeurs de drones est la qualité de l’éclairage dont disposent leurs appareils. En effet, les lampes standards fournies avec les modèles grand public s’avèrent clairement insuffisantes pour répondre aux exigences des organismes de l’aviation national en matière de vol de nuit. Ces drones peuvent également être difficiles à repérer pour les pilotes dans des conditions sombres. Ils nécessitent par conséquent des accessoires d’éclairage beaucoup plus puissants que ceux dont ils disposent déjà.

À ce titre, l’entreprise Lume Cube propose de puissants équipements d’éclairage de plus de 1500 lumens, voire plus. Comme le nouveau M2E Spotlight de DJI, d’une capacité de 2400 lumens. Les drones Mavic 2 du constructeur chinois utilisent cette technologie. Ces accessoires d’éclairage améliorent considérablement la vision dans les zones peu éclairées. De même ils rendent les drones beaucoup plus visibles lorsqu’ils volent après la tombée de la nuit.

DJI AirSense

En octobre dernier, DJI a annoncé « AirSense ». Une fonctionnalité de l’application DJI Pilot dont la fonction est d’afficher des avertissements aux pilotes des Mavic 2 d’entreprise et de la gamme Matrice 2000. La fonctionnalité va aussitôt alerter le pilote en cas de détection d’un signal provenant d’un avion ou d’un hélicoptère.

AirSense alerte les pilotes de drones des signaux ADS-B, réduisant ainsi considérablement les risques de collisions et de perturbations. Cette fonctionnalité offre par conséquent un niveau de sécurité supplémentaire dans un espace aérien saturé.

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