Comment devenir pilote de drone pro en France ?

Le drone est certainement l’outil vedette de notre décennie. Ses multiples possibilités d’usage dans différents secteurs d’activité du civil l’ont lancé au premier plan des recherches scientifiques et de la production industrielle. Son développement est tel que désormais, savoir piloter un drone devient un métier. On assiste ainsi à l’émergence des pilotes de drone professionnels.

Ce professionnalisme s’est imposé pour deux raisons :

  • D’abord, piloter un drone n’est pas un jeu d’enfant. Il y a des risques pesant sur les autres personnes et leurs biens, dans le cas d’une seule mauvaise manipulation ;
  • Ensuite, les besoins sont précis, notamment dans un contexte B to B. Celui qui recrute un pilote de drone professionnel a des attentes spécifiques, qui exige la maîtrise de cet art. Il ne se contentera pas de n’importe quel amateur, qui ne sait en fait que manipuler les joysticks.

Aussi, la réglementation s’est prononcée en faveur d’une régulation stricte de cette activité en 2012. Contrôler le pilotage d’un drone relève désormais des attributions de la Direction Générale en charge de l’Aviation Civile (DGAC) et en particulier de la Direction en charge de la Sécurité de l’Aviation Civile. Ces Administrations réglementent le métier et régissent aussi l’accès même à  la profession.

Focus sur tout ce qu’il y a à savoir afin de devenir pilote de drone pro en France.

Qu’est-ce qu’un pilote de drone professionnel ?

Avant même d’en venir à la question du « comment », il faut d’abord répondre à celle du « quoi ». Qu’entend-on par pilote de drone professionnel ?

Le drone

Il n’y a pas de définition à proprement parler d’un drone classé « professionnel ». La règlementation fait toutefois une catégorisation en 7 types de drones :

  • Un drone affichant un poids inférieur à 25 kg et s’envolant, à des fins de loisirs, grâce à la technologie de propulsion entre dans la catégorie A ;
  • Sans la technologie de propulsion ou lorsque le poids excède les 25 kg, mais toujours dans un cadre non professionnel, il appartient à la catégorie B ;
  • Le drone affichant les mêmes caractéristiques de la catégorie A, mais utilisé par un professionnel figure dans la catégorie C ;
  • Le drone utilisé professionnellement mais d’un poids très léger, inférieur à 2 kg appartient à la catégorie D ;
  • Dans la classe E, on retrouve tous les drones qui ne peuvent être catégorisés en C ou D ;
  • La catégorie F comprend les drones volumineux, mais avec une masse en dessous de 150 kg ;
  • Enfin, le groupe G englobe les drones dont le poids dépasse les 150 kg.

Nous pouvons donc en déduire que ce n’est pas le drone en soi qui donne l’attribut « professionnel » à l’activité mais bien le statut du pilote.

L’usage

Pour définir le pilote de drone professionnel, il faut donc voir la définition du terme « professionnel » lui-même.

  • D’abord, les cas de figure rentrant dans un cadre dit de « loisir », sont strictement encadrés par la législation. Un pilotage privé ne peut se faire que si le vol se fait à moins de 150 m d’altitude et que le drone soit à une distance minimale de 30 m de toute autre personne. Le vol doit donc se faire dans un espace dégagé et non soumis à restriction. Au-delà, le pilotage de drone est donc supposé « professionnel » et le pilote, normalement respectueux de la législation y afférente (cf. infra) ;
  • Le pilotage est dit « professionnel » lorsqu’il devient une activité rémunérée et se conformant à l’un des 4 scénarios prévus par la loi. Chacun d’entre eux implique des obligations plus ou moins différentes pour son pilote:
    • Dans le Scénario 1 (S1) : Un vol à 200 m tout au plus du pilote, dans un environnement non peuplé
    • Le Scénario 2 (S2) : Un vol à 1 km du pilote, toujours dans un milieu inhabité
    • Dans le Scénario 3 (S3) : Un vol dans un environnement peuplé mais à moins de 100 m du pilote
    • En fin le Scénario 4 (S4) : Un vol en milieu habité, à une distance non définie par rapport au pilote.

Le pilote

Dans les faits, le pilote de drone professionnel est donc celui qui commande le vol d’un drone de la catégorie C, D ou E (les catégories F et G étant soumises à de très fortes restrictions) dans le cadre de l’un des scénarios définis dans le paragraphe précédent.

Toutefois, au niveau de la loi, il faut remplir un certain nombre de critères avant de pouvoir être qualifié de pilote de drone pro. Le non-respect de ceux-ci entraine des sanctions du type pénales, dans certaines situations spécifiques.

Qui peut devenir pilote de drone pro ?

Maintenant que vous savez ce qu’implique d’être un pilote de drone professionnel, vous comprendrez que ce métier n’est pas fait pour tout le monde. Conscient de cela, le législateur a dressé une liste de conditions d’accès à la profession : n’importe qui peut donc devenir pilote de drone pro, pour peu qu’il satisfasse les exigences légales suivantes.

Les exigences légales

  • L’âge légal: un drone peut causer des dommages à autrui. Son pilote doit donc pouvoir engager sa responsabilité civile. Par conséquent, ne peut devenir pilote professionnel de drone que celui ou celle qui a au moins 16 ans, voire 18 dans le cadre du scénario 4. Celui qui est mineur doit présenter un écrit parental l’autorisant à effectuer les examens pour accéder au métier (cf. paragraphe suivant) ;
  • Au niveau des aptitudes : encore une fois, compte tenu des dangers que cet appareil peut présenter, son pilote doit prouver qu’il sait s’en servir. Ainsi, il doit :
    • Être titulaire du certificat d’aptitude théorique de télépilote et d’une attestation de suivi de formation pour exercer les fonctions de télépilote ;

ou

  • Remplir les conditions pour l’attestation d’aptitude aux fonctions de télépilote.

Le certificat d’aptitude théorique est un titre que l’on obtient uniquement si l’on réussit l’examen en salle d’1h 30 correspondant. Celui-ci se présente sous forme de QCM à 60 questions. Il faudra avoir au moins 45 bonnes réponses pour le passer (75%). Le DGAC délivre le certificat en question.

 

L’attestation de suivi de formation ressort d’un stage pratique effectué après obtention du certificat d’aptitude théorique. Celui qui veut prétendre aux fonctions de pilote de drone professionnel doit effectuer des formations pratiques auprès d’un exploitant agréé par la DGAC. Le scénario de vol visé doit être maîtrisé. Le formateur tient alors un livret de progression jusqu’à l’obtention finale de l’attestation de suivi de formation.

 

L’attestation d’aptitude aux fonctions de télépilote englobe les deux précédentes. Il est délivré à celui qui exerçait déjà le métier de télépilote avant la publication de la loi instaurant l’attestation d’aptitude théorique et celle de suivi de formation (sortie le 01er Juillet 2018 dernier). Le télépilote en exercice reçoit un délai de un an (c’est-à-dire jusqu’au 01er Juillet 2019) pour passer l’examen théorique une nouvelle fois et obtenir une confirmation écrite d’un exploitant qu’il contrôle bien les vols sous les 4 scénarios.

 

La nouvelle loi du 01er Juillet 2018 rend donc désuets les certificats militaires ou civils autorisant le pilotage de drone délivrés avant cette date. Il annule également l’ancienne Déclaration de Niveau de Compétence qui permettait de faire tout simplement une déclaration de son aptitude à piloter un drone. Désormais, ce privilège est réservé à l’exploitant qui déclare et atteste la capacité pratique d’une personne à faire voler un drone, en particulier en zone peuplée.

 

Le profil-type d’un bon pilote de drone professionnel

D’un point de vue strictement juridique, celui qui satisfait aux conditions énoncées dans le paragraphe précédent peut donc devenir pilote de drone professionnel. Cependant, certains traits de caractères, connaissances et aptitudes sont nécessaires pour piloter un drone convenablement.

Les traits de caractère:

  • La capacité à une concentration maximale et ininterrompue: en effet, un seul moment d’égarement peut engendrer des conséquences désastreuses sur l’appareil – mais surtout sur la personne ou les biens d’autrui ;
  • Le sens de l’orientation, car il vaut toujours mieux avoir un GPS dans les veines pour plus de réactivité que d’attendre les consignes du GPS du drone ;
  • L’indépendance car souvent, le pilote devra agir seul ;
  • Le calme et les réflexes aiguisés pour réagir correctement et rapidement face à une situation qui n’était pas prévue (par exemple, un enfant qui tente de s’emparer du drone lors de prises de photos) ;
  • Une bonne capacité d’écoute et de communication: entre l’aptitude et le trait de caractère, elle est nécessaire pour comprendre le client et l’environnement dans lequel le drone va voler.  Elle sert aussi à expliquer (la raison de la présence du drone, son utilité, …) – le cas échéant.

Les aptitudes et connaissances utiles

  • La compréhension des nouvelles technologies, notamment celles qui ont trait à la géolocalisation et pouvoir donner des informations, si nécessaire, sur la localisation exacte du drone (et en recevoir) ;
  • La maîtrise des prises de vues car le drone sert avant tout à filmer ou à photographier;
  • La connaissance et la capacité d’interprétation des informations météorologiques, pour éviter de se retrouver dans une situation difficile mais aussi, pour optimiser ses livrables (ainsi, vous pourrez par exemple conseiller votre client sur le moment idéal, réunissant les bonnes conditions météorologiques, pour faire une cartographie par voie aérienne) ;
  • Des aptitudes mécaniques, électroniques voire informatiques (logiciels), pour cerner et dominer tout ce qui concerne votre drone.

La formation pour devenir pilote de drone professionnel

Pour devenir pilote de drone pro en France, une formation préalable est donc obligatoire depuis Juillet. Il s’agit de la première partie de la réponse à la question du « comment devenir un pilote français de drone professionnel ».

L’autoformation

Pour entrer dans la catégorie des pros, l’autoformation n’est désormais plus suffisante. Elle n’a aucune valeur juridique. Comme nous l’avons précisé, une attestation de suivi de formation est obligatoire. Rappelons que celle-ci est délivrée par un exploitant agréé et tiers à la personne du futur pilote.

L’autoformation reste toutefois une étape conseillée. Pour un permis de conduire, il vous faut passer par les auto-écoles. Cela ne vous a pas empêché de travailler votre conduite lorsque vous le pouviez. C’est à peu près la même chose pour le drone. Il est conseillé de se former sur le tas, en étant un pilote de drone de loisir et en suivant la règlementation afférente. Débutez avec un drone de petite taille et en maîtriser toutes ses facettes dans un espace privé durant plusieurs séances. Apprenez à le faire décoller et atterrir, à prendre des photos avec ou à filmer, à maîtriser les différentes fonctionnalités proposées. Référez-vous aux manuels d’utilisation et vidéos présents sur le web. Ce n’est qu’après qu’il est possible de passer aux engins plus imposants.

Les  écoles de pilotage de drone professionnel

En France, il existe désormais beaucoup de centres de formation en pilotage de drone. Certains se cantonnent aux cours théoriques, d’autres se focalisent sur les cours pratiques et certains autres combinent les deux.

  • Pour ce qui est du volet théorique, il existe des formations par télé-enseignement et d’autres en système présentiel. En fait, il vous faudra acquérir toutes les bases de l’aérodynamique afin de pouvoir répondre correctement aux 60 questions de l’examen théorique. En fonction de vos connaissances préalables dans ce domaine, la formation pourra donc durer un, deux ou trois mois – voire plus. Dans ce volet, c’est votre effort en tant qu’apprenant qui fera toute la différence, plus que l’école elle-même ;
  • C’est dans le domaine des cours pratiques qu’il faudra bien choisir l’école de pilotage de drone qu’il vous faut.

D’abord, celui-ci doit avoir déposé un Manuel d’Activités Particulières (MAP) auprès de la DGAC. Ce manuel détaille le type de formation dispensée, avec toutes ses modalités. C’est en exécutant correctement cette procédure que l’école en question rentre dans la liste des opérateurs de drone autorisés, liste qui émane officiellement de la DGAC et qui est révisée chaque mois.

Dans son MAP, le centre de formation précise les scénarios de vol qu’il entend faire pratiquer et l’objectif visé : OBS (Observation, photo et vidéos aériennes) ou FOR OBS (formation en observation).

Ses centres de formation pratiques doivent faire en sorte d’adapter le stagiaire à la situation du terrain. Il peut ainsi proposer des exercices sur drone réel, dans les endroits autorisés et avec l’assistance d’un second pilote pour la sécurité (le drone est alors équipé de deux émetteurs) ; les exercices peuvent aussi se faire à l’aide de simulations de vol dans le cadre d’une réalité virtuelle.

Comment choisir le meilleur centre de formation ?

Pour la théorie:

Le meilleur centre de formation reste celui qui s’adapte le plus à votre emploi du temps et à votre niveau. Si vous êtes assez occupé, un cours en ligne est conseillé. Par contre, si vous n’avez vraiment aucune base en aérodynamique, un système présentiel avec assistance du professeur pourrait mieux vous convenir.

Pour la pratique:

Les critères à prendre en considération avant d’effectuer son choix sont nombreux :

  • Choisissez obligatoirement un centre de formation figurant dans la liste des opérateurs de drone autorisés. Ils sont les seuls reconnus à émettre l’attestation de suivi de formation ;
  • Vérifiez si le M.A.P de l’école s’adapte à vos besoins : OBS ou FOR OBS, les scénarios de vol pratiqués. Quid à se payer une formation, bénéficier d’un exercice sur les 4 scénarios ne serait-il pas mieux ?
  • Privilégiez la quantité et la qualité sur la rapidité. Il existe des formations en moins de 7 jours mais qui ne vous donneront pas suffisamment de pratique pour les complexités du cadre réel. Idéalement, il faut choisir une école qui propose entre une à trois semaines de stage ;
  • Prenez en considération le profil de vos instructeurs ainsi que leur réputation.  Peut-être ne sont-ils pas pédagogues. Les statistiques de réussite aux examens, voire les avis publiés sur internet peuvent vous aider à vous décider ;
  • Priorisez les écoles proposant des formations avec des vrais drones, en situation réelle. Bien que les simulateurs de vol puissent vous aider, ils ne vaudront jamais les connaissances acquises avec un drone réel. De plus, vous-même pourrez travailler sur un simulateur depuis chez vous ;
  • Considérez les installations de l’école. Par exemple, un centre de formation avec une salle en interne pour des essais vous permettra de pratiquer malgré les aléas climatiques. Une large gamme de drone vous familiarisera avec tous les appareils que vous pourrez utiliser dans votre future profession ;
  • Tenez en compte les « plus » de la formation : un module sur la loi en vigueur, sur le montage ou des modules spécialisés (thermographie, climatologie, …) vous donnera davantage de bagage sur le terrain ;
  • Si vous désirez un financement OPCA, tournez-vous vers les écoles référencées dans le cadre du DATA-DOCK.

Les procédures à respecter pour entériner son statut de pilote de drone professionnel

Une fois vos attestations en main, vous pouvez vous appeler « pilote de drone professionnel ». Cependant, pour exercer cette activité et vous faire rémunérer là-dessus, un certain nombre de formalités doit encore être accompli.

Les déclarations administratives

  • Auprès du CFE(Centre de Formalité des Entreprises) : la déclaration d’activité est obligatoire. Vous y déclarerez ce que vous faites (en l’occurrence, le pilotage de drone) et le statut social choisi pour le faire (cf. infra) ;
  • Auprès de la DGAC, pour confirmer que vous exercez désormais sous leur juridiction (exploitant d’aéronef sans personne à bord). Pour ce faire, il vous sera demandé :
    • De remplir un formulaire dit CERFA. À l’issue de la procédure, vous obtiendrez un numéro de référence ;
    • De rédiger à votre tour un M.A.P : il contiendra la description de vos activités dans les moindres détails, y compris les scénarios utilisés et votre niveau de compétence ainsi que le matériel utilisé (quel genre de drone). Vous serez également amenés à y inscrire vos procédures de vol et les mesures de sécurité prises ainsi que toute autre condition du vol (niveau d’entretien de l’appareil, certification, …). Ce MAP est soumis à une obligation de renouvellement tous les deux ans;
    • De procéder à l’enregistrement de votre/vos drones – dès qu’il pèse plus de 800 g ;
    • D’obtenir une autorisation de voler, pour chaque opération.

Les assurances

La souscription d’une assurance en responsabilité civile est également obligatoire. En effet, les risques d’endommagement des biens d’autrui ou de blessures physiques demeurent réels. Aussi, la législation impose qu’une assurance puisse couvrir les frais et charges, en cas de réalisation du risque.

Par contre, les autres types d’assurance sont facultatifs. On peut notamment citer:

  • L’assurance contre la casse du drone lui-même ou contre son vol ;
  • L’assurance en responsabilité civile professionnelle standard, non inhérent à l’appareil mais au fait que vous exercez un métier (seuls sont tenus les médecins, les professionnels du droit et les experts comptables).

Quid de la création de société ?

En tant que télépilote professionnel, votre statut par défaut sera celui de « micro-entrepreneur » lors de votre immatriculation au CFE. En fait, cela vous ouvre trois possibilités :

  • Soit, vous optez pour le statut d’entreprise individuelle (EI). La procédure de constitution est relativement simple et son fonctionnement n’est pas compliqué car il ne s’agit pas d’une société. Par contre, en cas de difficultés financières, vous serez tenu de vos dettes personnelles ou professionnelles sur tout votre patrimoine ;
  • Soit, vous choisissez l’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) qui hérite de la simplicité de l’EI mais dont le développement est limité ;
  • Soit, votre choix va se porter sur l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), qui est une SARL (Société A Responsabilité Limitée) avec vous seul comme associé. Ce choix offre un régime entièrement prévisible et règlementé, mais ne vous laisse pas beaucoup de liberté organisationnelle.

Une nouveauté est récemment apparue : la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) qui offre beaucoup de liberté à celui qui le constitue mais qui exige beaucoup de connaissances juridiques ou l’assistance d’un juriste.

Le pilote de drone professionnel doit donc choisir parmi ses régimes et se soumettre à la fiscalité et à son régime social qui en découlent.

Et maintenant que vous êtes pilote de drone professionnel ?

Pour conclure cet article, parlons de ce qui a trait au monde du pilote de drone professionnel. Une fois que vous avez achevé toutes les étapes pour accéder à ce statut, sachez que vous êtes tenus de plusieurs obligations, spécifiques à la profession.

Obligations et responsabilités

Dans votre exercice de cette profession, vous êtes principalement tenus :

  • D’une obligation générale de sécurité: de prendre toutes les mesures nécessaires afin que le drone ne cause aucun dommage à autrui. Sachez qu’au-delà de la responsabilité civile, pour laquelle vous avez souscrit une assurance, vous pouvez être pénalement retenu pour survol d’une zone interdite (ou dépassant votre M.A.P) ou pour délits involontaires (coups et blessures ou homicide involontaire) ;
  • De respecter la vie privée d’autrui, leurs droits à l’image et les textes sur les droits de propriétés intellectuelles: en volant, un drone peut prendre en image diverses choses/scènes. Sachez que toute vidéo ou photo prise n’ayant pas reçu l’aval de celui qui pris en photo ou qui est filmé doit être supprimé, dès la demande ou même avant cela. Il en est de même des choses créées.

Les bonnes habitudes à entretenir

Afin de réduire les risques inhérents à votre activité, adoptez donc de bonnes habitudes avant, pendant et après chaque pilotage :

  • Obtenez les autorisations de vol nécessaires pour ne pas être en infraction ;
  • Préparez l’appareil avant chaque décollage et faites les vérifications nécessaires (batteries, raccords divers). Etablissez le plan de vol et vérifiez que vous volerez bel et bien en zone autorisée ;
  • Vérifiez le terrain : le climat et autres nouvelles données, qui peuvent être de nature à changer les nécessités du vol ;
  • Effectuez le vol en conformité avec les autorisations que vous avez obtenues (notamment au niveau des horaires). A chaque fois que cela s’avère nécessaire, requérez une assistance ;
  • Revoyez les données collectées afin de vous assurer de ne pas empiéter sur la vie ou la propriété des autres.

Les débouchés

Maintenant que vous avez le statut, vous pouvez exercer un large panel de métier nécessitant vos aptitudes de pilote de drone pro. Voici quelques exemples :

  • Les métiers de la photographie et de l’enregistrement vidéo ;
  • Les emplois de type surveillance ;
  • Les métiers liés au graphique ;
  • Les travaux liés à la thermographie, la climatologie et autres ;
  • Les travaux accessoires à l’agriculture, à l’élevage,…

Avec le développement effréné de cette technologie, beaucoup d’autres sont encore à venir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *